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Itinéraire du patrimoine industriel - Bâtiment agricole de Méaré


Construit à la fin du XIXème siècle, ce bâtiment agricole s'élève sur la propriété privée de la famille Bernut, section Méaré à La Foa. Le grand jardin qui l’entoure servait par le passé pour la culture de caféiers.

Suite à sa prise de possession par la France en 1853, la Nouvelle-Calédonie est affectée comme colonie pénale en 1863. Ainsi, pour répondre à un double objectif de réinsertion et de peuplement du territoire, des concessions foncières sont attribuées par l’Administration pénitentiaire aux condamnés en cours de peine ou aux libérés.

Le dock                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            C’est dans ce contexte que le transporté Félix Lebret débarque en 1877. Il est affecté au pénitencier de La Foa et se voit attribuer, dès 1882, une concession à Méaré. En 1897, le surveillant des lignes télégraphiques, Eugène Boissin, achète cette propriété qui est alors agrandie. Il y crée une caféière1 qualifiée de « ferme-modèle » par la Chambre d’agriculture. Au tournant du XXe siècle, la culture du café, introduite en Nouvelle-Calédonie avec la colonisation, ne cesse de progresser.

1 Les termes de caférie ou caféraie sont aussi employés.

Le tarare
Jusqu’au début du XIXe siècle, pour séparer les graines des épis, les cultivateurs battent les tiges au fléau pour obtenir d’un côté, la paille et de l’autre, le grain avec son enveloppe nommée la balle. Ensuite, avec le van  (panier plat) et par un mouvement de projection aérienne, la balle est séparée du grain et le vent élimine les parties les plus légères. Plus tard, le vannage manuel est remplacé par le tarare, une machine constituée d’un  ventilateur et de grilles et actionnée par une manivelle. Elle tire son nom de l’onomatopée qui caractérise son bruit de fonctionnement « ta-ra-re ».

En 1919, Théodore Cazeau et son épouse Nancy achètent le domaine qui comporte, entre autres, le bâtiment agricole construit par Eugène Boissin, plus souvent appelé « le dock ». Sans enfant, ils élèvent leur nièce       Rosa Kabar et lui lèguent la propriété. Rosa épouse Louis Bernut, dont la famille est établie dans la vallée de Pierrat. Après l’inondation de 1951, les époux Bernut habitent deux ans à l’étage du dock, avant de construire  une maison en bois sur les hauteurs. Aujourd’hui, les petits-enfants Bernut font vivre le lieu à travers l’association « il était une fois un jardin ». Ils y développent un projet intitulé « le jardin de Méaré » présentant, autour du patrimoine bâti, les plantes alimentaires, médicinales et ornementales de Nouvelle-Calédonie.  L’ambition de l’association est de conserver les plantes utilisées par les Calédoniens et de montrer les apports respectifs des différentes communautés. L’association favorise également une approche sensorielle de la nature, encourage l’art et la culture en brousse et sensibilise le public à la protection de l’environnement.

Classé au titre des monuments historiques par arrêté n° 994-2011/ARR/DC du 03/08/2011

Crédit photo d’archive : Coll. famille Bernut

Crédit photo récente : Coll. association « Il était une fois un jardin »

Texte : L.Talbi

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INFOS PRATIQUES PHOTOS ASSOCIÉES
Commune :
La Foa

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