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Itinéraire du bagne - Logements des surveillants


Superbe bâtiment au toit en tuiles est orné d’un élégant clocheton

Jusqu’en 1877, les gardes-chiourmes puis les surveillants-militaires sont le plus souvent logés dans des casernes en bois, couvertes de chaume. Leur précarité contraste avec les cases des condamnés construites, sécurité oblige, en solide maçonnerie. De ces premiers logements ne subsiste en 1893 que la petite caserne des surveillants mariés avec son toit en bardeaux et en tôles 1 .

Entre 1877 et 1879, deux casernes sont élevées, l’une pour vingt surveillants célibataires et l’autre destinée aux surveillants mariés 2 . Conçue pour dix-huit logements, ce superbe bâtiment au toit en tuiles est orné d’un élégant clocheton, une véranda court à l’avant et des dépendances occupent une cour collective à l’arrière. Une caserne pour les surveillants de 1ère classe vient s’ajouter vers 1893. Elle est composée de cinq logements ouverts sur une véranda et un jardin d’agrément3 .

Au moment de la liquidation du Bagne, en 1929, ces trois immeubles (célibataires, mariés et surveillants de 1ère classe) sont respectivement évalués à 90 000, 85 000 et 50 000 francs. Le premier est détruit entre 1930 et 1940.  Le second est utilisé comme logements d’agents administratifs de divers services, travaux publics, office des postes…

Restauré en 1996, ce très bel ensemble est actuellement occupé par les services administratifs de l’ETFPA1, après avoir abrité un internat pour les jeunes filles de cet établissement.

Les cinq logements des surveillants de 1ère classe ont été réaménagés dans les années 1950, en trois habitations de fonction pour le personnel de l’internat de l’école des moniteurs, du directeur, de l’économe et de l’instituteur. En 1996, la province Sud les achète et les restaure pour les affecter à son personnel.

1 établissement de Formation Professionnelle des Adultes.

DESCRIPTION ARCHITECTURALE

La caserne des surveillants mariés qui s’étend sur 72 m de long et 15 m de large est une construction surélevée, les soubassements abritent des citernes et des caves. Elle a été classée en 1973 au titre des monuments historiques. La restauration de 1996 a permis de rétablir le clocheton qui avait disparu. Les logements des surveillants de 1ère classe de 10 m de long sur 9,5 m de large chacun étaient, comme leurs dépendances, en maçonnerie et couverts en tôles. Leur façade, la clôture et la toiture ont été inscrites au titre des monuments historiques en 2000. Une citerne sous la véranda assurait l’alimentation en eau. Ces deux édifices sont construits en maçonnerie de moellons, enduits à la chaux, avec chaîne d’angles et encadrements en briques.

Logement des surveillants mariés classé au titre des monuments historiques par arrêté n° 73.103/CG du 19/02/1973 Logement des surveillants de 1ère classe inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments  historiques par arrêté n° 1744-2000/PS du 13/11/2000

LEGENDES ET CREDITS PHOTOS

1- La petite caserne des surveillants mariés, 1893. Sous les flamboyants en fleurs, des familles de surveillants prennent la pose devant leurs logements, datant de 1868, qui étaient situés en avant de la caserne des célibataires. Crédit photo : Cliché Bray, album ANOM, ANC

2- Panorama du pénitencier vers 1877. La caserne des surveillants mariés reconnaissable à son clocheton, encore en construction, surplombe les cases des condamnés. Elle forme un angle droit avec la caserne
des surveillants célibataires, au fond à droite, permettant un dispositif de surveillance sur l’ensemble du Camp central. Au premier plan, à gauche la première chapelle en chaume, à droite le débarcadère.                        Crédit photo : Cliché Hughan (détail), coll. Kakou, ANC

3- Vue sur la partie haute du pénitencier, vers 1895. Au premier plan, les cinq logements des surveillants de 1ère classe avec chacun leur arrière-cour et leurs annexes qui tenaient lieu de cuisine (3,5 m sur 2,7 m)
de lavoir, de lieux d’aisance et qui étaient séparés par un mur. Au second plan, c’est jour de lessive pour les femmes des surveillants, le linge sèche sur les cordes tendues entre les locaux d’habitation et leurs dépendances. A l’arrière-plan, le quartier cellulaire et la presqu’île Ducos. Crédit photo : Cliché de l’album Demore (détail), ANC

Textes : Louis-José Barbançon -  

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