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Itinéraire du bagne - Hôpital du Marais (CHS)


L’hôpital du Marais, établi dans un site ouvert aux vents marins, est l’un des plus beaux établissements de la Pénitentiaire. Sa construction décidée sous le gouverneur Guillain en 1868, se poursuit pendant près de 30 ans, les derniers bâtiments datant de 1895 1 . A son apogée, le Marais fonctionne avec deux médecins, un pharmacien, un aumônier, cinq soeurs de Saint-Joseph de Cluny 2 , quatre surveillants militaires 3 , trente infirmiers condamnés et dispose d’une annexe, la léproserie de la pointe Kungu, au nord de l’île, ainsi qu’un cimetière. Les principales maladies soignées sont la phtisie pulmonaire, la dysenterie, la bronchite, la pleurésie, les coliques sèches, sans compter la hantise de l’administration : les maladies simulées ou provoquées.

Les Dr Delacour, Grosperrin, Le Prévost, Benoît, Gaillard, Hutre, Pierre, parmi ceux qui y ont exercé ont laissé de nombreux témoignages écrits ou photographiques. Tandis que ces médecins passent, le Révérend Père Janin y accomplit son sacerdoce d’aumônier de 1882 à 1898 4 . Autre figure tutélaire, soeur Gertrude qui, présente à la fondation de la communauté Saint-Joachim en 1872, n’en sort qu’après 32 ans de dévouement auprès des malades. Avec la fin des convois, la population pénale vieillissant, le Marais devient peu à peu un asile d’incurables et d’impotents et l’une des nécropoles du Bagne avec le camp Est. En 1927, il est cédé à la colonie pour 90 000 F.

Devenu l’asile de Nouméa, l’année suivante, il reçoit les infirmes et vieillards indigents, les aliénés et les immigrants océaniens et asiatiques. L’établissement traverse alors des décennies difficiles marquées par le manque de moyens financiers et humains, la seule amélioration notable étant apportée par les Américains qui installent l’eau courante sur l’île. En 1952, l’asile devient l’hospice de Nouville et ce, jusqu’à la création du CHS (Centre Hospitalier Spécialisé) Albert Bousquet en 1965.

Commence alors une période de rénovation et de modernisation qui connaît son véritable essor à partir de l’année charnière 1990 quand le centre devient établissement de la Nouvelle-Calédonie. Des moyens budgétaires, de nouvelles unités, de nouveaux services, le classement au titre des monuments historiques, tout contribue à améliorer considérablement l’accueil et la prise en charge des malades perpétuant ainsi la tradition d’un lieu voué depuis sa fondation aux soins des corps et des esprits.

Edicule sanitaire classé au titre des monuments historiques par arrêté n° 316-2004 du 27/02/2004 - Hôpital du Marais Classé au titre des monuments historiques par arrêté n° 94-2005/PS du 31/01/2006

DESCRIPTION ARCHITECTURALE

Dans sa plus grande extension, l’hôpital du Marais représente plus de 30 bâtiments dont les plus remarquables, qui ont résisté au temps, sont construits en maçonnerie de moellons enduits à la chaux avec encadrements en briques et chaînes d’angles en pierres de taille. Les couvertures sont, selon les époques, en bardeaux, en tuiles ou en tôles ondulées. La charpente de la grande galerie est en chêne gomme provenant de la baie du Sud. Six puits et de nombreuses citernes assurent un ravitaillement en eau dont la qualité comme la quantité constituent l’un des problèmes majeurs de l’établissement.

LEGENDES ET CREDITS PHOTOS

1- L’hôpital du Marais en 1874. Trois des six pavillons sont construits ainsi que le bâtiment administratif et la maison des médecins. Les deux carrières ouvertes pour le chantier sont bien visibles, sur ce crayon du déporté émile Giffault. Crédit photo : Musée Balaguier

2- Plan de l’hôpital vers 1877. Dessin d’une soeur de Saint-Joseph de Cluny. Le corps central de l’établissement comprend 6 pavillons reliés par une galerie transversale et pouvant accueillir 240 malades. Le bâtiment  administratif abrite également la cure et la chapelle provisoire. Crédit photo : ANC

3- Jardiniers et surveillants devant les pavillons du corps central. De nombreux espaces verts et des potagers existent à l’intérieur même de l’enceinte de l’établissement mais les légumes frais nécessaires à l’alimentation des malades sont surtout produits par les jardins qui s’étendent depuis l’actuel Théâtre de l’île, le lait provenant de la Ferme Nord. Crédit photo : Cliché Hughan, ANC

4- Le Révérend Père Janin dans une salle de malades. Entouré de malades et des infirmiers, l’aumônier tient une image pieuse représentant une Vierge à l’enfant. Crédit photo : Cliché Bray, album ANOM, ANC

5- Panorama de l’hôpital du Marais en 1893. Le pavillon cellulaire des aliénés n’est pas encore construit. L’amphithéâtre et le cimetière situés à l’extrême droite ne sont pas visibles. Crédit photo : Cliché Bray, album ANOM, ANC

Textes : Louis-José Barbançon -   

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